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La cigarette,

5 minutes pour la prendre en main à tout âge, des années pour s'en séparer, pour mon cas personnel une bonne décennie de tests en tout genre, dont vous trouverez le détail en cliquant ici. .

Malgré mes 9 ans d'abstinence maintenant, je sais qu'elle est toujours ancrée en latence quelque part au fond de moi, et qu'il suffirait d'un tout petit "couac" pour qu'elle fasse une bouchée de mes neurones en quelques secondes.

Ce qui me permet d'affirmer ceci ne vient que de mon expérience de 35 ans de tabagisme aigu et de 9 ans d'abstinence pendant lesquels j'ai rechuté 2 fois pour des broutilles.

Le principal ennemi du sevrage est la rechute

Il ne faut SURTOUT PAS CULPABILISER. 

Il faut juste essayez de voir les choses de manière positive.

Si vous avez pu tenir un certain temps sans fumer, vous avez fait le chemin principal, y penser, et prendre la décision.

Les chances d'abstinence durable augmentent à chaque tentative d'arrêt.

Les causes d'une rechute se cumulent et se renforcent entre elles.

En général, tout part de la même manière quand survient :

  • un élément déclenchant (déprime, stress, colère),
  • une situation à risque (café, routine de travail..),
  • et la baisse de motivation qui s'ensuit, car on ressent alors une très forte envie de fumer.

Pour la plupart des fumeurs, les principaux risques de rechutes sont les suivantes :

  • la compagnie de fumeurs
  • la fin d'un bon repas avec un café
  • du stress, un conflit, une inquiétude, un ennui
  • une soirée entre potes bien arrosée
  • un coup de blues brutal pour n'importe quelle raison
  • la peur de prendre du poids

mais tout fumeur étant différent, il se peut que vous en trouviez d'autres liée à votre personnalité et votre profil de fumeur.

Analyse, anticipation et stratégies

Si on veut essayer d'arrêter de nouveau,  l'idéal est donc d'anticiper cet arrêt de deux manières :

  • identifier les causes de rechute en amont pour savoir comment les éviter ou y résister, en analysant ce qui déclenche chez nous l'envie d'en attraper une, si c'est vital (en impression bien sûr), si c'est une cigarette plaisir, si c'est pour se sentir détendu, pour gérer son stress, pour faire comme les autres etc...).
     
  • prévoir des stratégies pour faire face aux situations critiques (boire un verre d'eau, aller se laver les dents, aller marcher, faire du sport, se détendre en écoutant de la musique, mâchouiller un vieux stylo... chacun trouvera sa technique).

Reprogrammer son cerveau pour d'autres sources de plaisir

Refaire une tentative d'arrêt

Si on attend trop longtemps pour le faire, on reprend l'engrenage d'avant, "pensée = action + clope." chose qu'il faut de préférence éviter.

C'est idéal de refaire cette tentative assez rapprochée de la précédente, en essayant peut-être de changer le moyen utilisé pour parvenir à un sevrage sur la durée.

Il est nécessaire d'être convaincu que l'addiction est une maladie que l'on contracte car on est devenu dépendant à la nicotine.

C'est difficile de l'admettre car ce n'est pas palpable, et c'est surtout pas ce qu'on a voulu en allumant sa 1ère clope, mais le fait est là.

Prendre des substituts nicotiniques pour diminuer les facteurs de manque.

Si vous avez déjà réussi à arrêter sans prendre de substituts, je peux vous garantir que cela aide vraiment à passer les premiers mois de sevrage.

Si vous en avez déjà pris, mais que cela n'a pas été concluant pour vous, c'est que vous étiez vraisemblablement sous-dosé en nicotine.

En effet, les substituts nicotiniques ont des dosages en nicotine différents.

Les professionnels de santé sont les plus à même de conseiller sur le dosage à choisir en fonction du degré de dépendance. 

Les substituts nicotiniques sont remboursés par l’Assurance Maladie. La prescription peut être établie par un médecin, un chirurgien-dentiste, une sage-femme, un masseur kinésithérapeute, un infirmier.

Il existe deux grandes catégories qui peuvent s’utiliser seules ou se combiner entre elles :

  • Les substituts qui apportent une dose continue de nicotine. Il s’agit des patchs ou timbres qui s’appliquent sur la peau. La nicotine passe alors à travers la peau pour gagner la circulation veineuse.
  • Les substituts à action rapide. Il s’agit des formes orales (gommes à mâcher, comprimés, inhaleur) ou nasales (spray). La nicotine passe par la muqueuse buccale (bouche) ou nasale pour atteindre la circulation veineuse.

Les substituts nicotiniques et leurs différentes formes

Essayer le vapotage

Oui ça marche,

Non ce n'est pas dangereux
et c'est 95% moins nocif que le tabac,
études scientifiques à l'appui.

De plus, le vaporisateur personnel représente une aide efficace au sevrage tabagique. Des millions de vapoteurs ont arrêté définitivement de fumer depuis plusieurs années grâce à cet outil.

Des résultats qui ont été confirmés, en 2016, par un rapport du Royal College of Physicians.

Un groupe d’experts du Royal College of Physicians (G.B.) a confirmé les résultats d'études qui   avaient évalué les stratégies de réduction des risques tabagiques et le rôle que jouait la cigarette électronique.

En 2016, ils apportaient des clarifications sur les controverses liées à la vape et confirmaient que :

  • L’e-cigarette n’est pas une porte d’entrée dans le tabagisme, en particulier chez les jeunes ;
  • L’e-cigarette ne re-normalise pas le tabagisme ;
  • La cigarette électronique est utile dans le sevrage tabagique ;
  • La vape est 95% moins nocive que la cigarette à combustion.

LA VAPE PERMET D'ARRÊTER DE FUMER DANS LE PLAISIR

Se rassurer en lisant des études en faveur du vapotage

Vous trouverez ci-dessous des articles sérieux traitant notamment des études anglaises en faveur du vapotage, ainsi que le coup de gueule d'un spécialiste sur la désinformation massive le concernant.

Précision importante pour éliminer d'éventuels doutes sur la vape.

Vous avez sans doute récemment entendu (ou lu) via les medias, que le HSCP ne recommande pas aux professionnels de conseiller le vapotage comme outil de sevrage tabagique, en prétextant à tord qu'il n'existe pas assez de recul.

Cette information est une aberration, car nous avons plus de 10 ans d'études qui prouve l'innocuité de la vape par rapport au tabac, soit plus d'études que sur les patchs, les gommes et les autres substituts nicotiniques qui se trouvent en pharmacie.

Le grand requin blanc nage en eau trouble, comme le montre l'article ci-dessous du Vaping Post...

Fumer, c'est un peu comme prendre l'autoroute à contresens. Vapoter, c'est rouler à 140 km/h au lieu de 130 km/h.

Bertrand Dautzenberg, professeur pneumologue

Conseil : ne pas avoir peur de demander de l'aide

Il n'y a pas de miracle dans l'arrêt du tabac.

- consulter un tabacologue qui saura mieux que quiconque cerner vos besoins en nicotine en fonction de votre passé tabagique,

- rejoignez les groupes d'entraide sur Facebook, ou les fora d'entraide qui vous permettront de vous confier à des personnes qui auront vécu les mêmes difficultés que vous,

- éloignez-vous des personnes qui ne croient pas en vous.

LA PEUR D'ARRÊTER DE FUMER EST NORMALE

Conclusion

Il faut se convaincre que la prochaine fois sera la bonne !

Quelque soit le moyen que vous choisirez pour retenter votre sevrage, axez bien votre mental sur la précédente fois où vous avez réussi à tenir quelques jours, semaines ou mois.

Vous avez franchi une étape en grimpant une marche, vous y êtes resté un moment, et il vous faut passer à la marche supérieure.

Une fois grimpé sur cette nouvelle marche, il se peut qu'un petit couac vous fasse encore  reprendre une cigarette. Ce ne sera pas grave, vous refaite une tentative pour remonter une autre marche et ainsi de suite...

Chaque fumeur étant différent,
il faut prendre conscience que chaque sevrage est différent,
et personne ne connait le nombre de marche de son escalier.

😊

Si vous avez craqué, peut-être êtes-vous en colère contre vous-même ?

Ne culpabilisez surtout pas et réfléchissez à ce que vous devez changer dans votre approche sans vous dévaloriser ou vous décourager.

Ne vous dites pas, par exemple : «je n’y arriverai jamais » ou « je suis trop faible et je manque de volonté. »

Nombreux sont ceux qui ont réussi à arrêter totalement de fumer après quelques petits écarts de parcours.

Votre sevrage tabagique peut continuer, vous avez déjà réussi !

Essayez de réagir sans attendre d’avoir envie d’une autre cigarette.

La rechute dans le sevrage tabagique, ce n'est qu'une étape à franchir
Tag(s) : #Conseils Sevrage, #Le fumeur, #Substituts
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